Cours de Danses Orientales

Classiques traditionnelles
et contemporaines

découvrez le CDO Reprise des cours Saison 2016/17
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Présentation du Centre & Historique du CDO

Depuis sa fondation en 1989, le Centre de danses Orientales, a développé son travail autour de quatre objectifs

La pédagogie

la Sensibilisation et la Transmission d’un patrimoine vivant à travers des cours de danses et de musiques, des ateliers chorégraphiques et des stages de formation , nous ont permis de développer des outils pédagogiques et des méthodologies d’apprentissage.

La Recherche en amont

menée aux côtés d’artistes prestigieux, musiciens et danseurs d’horizons divers, tous héritiers d’un savoir faire nous a amené à interroger les formes traditionnelles, et les racines.
« C’est donc avec ce capital hérité par les danses urbaines d’aujourd’hui, que le CDO bâtis des synergies, où patrimoine raisonné et danses du monde s’énoncent en des créations à la fois personnelles et universelles. »

La création d’un langage contemporain

« Oser l’exercice périlleux de l’innovation, trouver un langage universel, être compris ,tout cela passe par une revitalisation du style et de la forme. »
« … Après 20 ans d’existence et de recherche , ce sentiment d’avoir extrait des répertoires séculaires les passions et les profondeurs spirituelles pour leur insuffler la visibilité moderne et le partage avec les autres. »

La diffusion de spectacles

et le souci d’être présent à travers des œuvres, dans un espace d’échanges esthétiques pluriel, fondateur d’espoir et de beauté.

les-cours

Les Cours

CDO - Reprise des cours Saison 2016/17
le Lundi 13 SEPTEMBRE

A l’AEPP

4 rue Titon 75011
Metro Faidherbe Chaligny
Ateliers Du Mouvement Oriental
Danse et Thérapie

avec Souraya Baghdadi
0664932192
sorayabagdadi@gmail.com

Lundi et Mercredi : 10h à 12h
Jeudi : 19h30 à 21h

Au Studio Chandon

280, rue Lecourbe 75015
Métro Boucicaut
Danses d’Orient, Danses du Monde
avec Nawal Raad
dansesdorient@gmail.com

Cours hebdomadaires, Mardi de 19h30 à 21h
Stages, Dimanche de 13h à 18h
2016 – 13 Novembre,
2017 – 15 Janvier, 12 Mars , 14 Mai , 25 Juin.

Tarifs :

Cours à l unité : 20 euros
Carte de 10 cours, 170 euros
Adhésion annuelle, 15 euros

notre-danse

Notre Danse

Notre danse, notre équipe et intervenants

Souraya Baghdadi

Souraya Baghdadi

Danseuse Chorégraphe

Danseuse Chorégraphe
« Je me suis toujours vécue comme un corps dansant, accompagné par sa propre petite musicalité intérieure. »

Née à Beyrouth de père libanais et de mère viennoise, j’ai grandi dans les villes du Sud, Tyr et Sidon.

A l’âge de trois ans, ma mère m’inscrit au cours de danse classique d’Annie Dabat à Beyrouth et je me sens attirée par « le besoin d’absolu » et la rigueur qui émanent de cette discipline. A l’adolescence j’ai retrouvé la puissance d’ancrage, la liberté et la joie de vivre de nos danses traditionnelles.Danser devenait un instantané de mon rapport à la vie, à l’immédiat! Durant les années de guerre, à partir de 1974, je m’initie à la scène avec la compagnie « Caracalla », dont le travail inspiré par Béjart et Martha Graham, allie expression identitaire et danse contemporaine. Je participe ainsi pendant dix ans à la création de quatre spectacles, qui donneront lieu à des tournées internationales. En parallèle je fais des études aux Beaux Arts de Kaslik. Il me faudra attendre l’exil à Paris en 1984, pour que l’urgence d’une recherche plus personnelle s’impose. Coupée désormais de mon milieu d’origine , je ressens le besoin de me réapproprier la gestuelle orientale, et de m’entourer d’artistes qui sont dans la même démarche de recherche. Ainsi naquit, en 1989, l’association du « Centre de Danses Orientales ». Enseignements, stages et ateliers chorégraphiques, ainsi que diverses créations de spectacles, seront les outils d’une investigation perspicace, curieuse et foisonnante de la forme et du legs traditionnel, avec toujours cette envie d’universalisme et de partage. En 1996, je reprends une formation en fasciathérapie, et des études en somato-psychopédagogie et art thérapie au collège international de la méthode Danis Bois. Cet enseignement m’inspire la création et la mise en pratique des outils du « Mouvement Oriental », dans le sens d’«ORIENTALITE CORPORELLE», faisant écho au mouvement subjectif (tel que décrit par Danis Bois), vecteur du sensible et du vivant.Donner du sens à la forme en retrouvant sa motivation première et remonter ainsi au projet initial ; c’est un voyage qui m’a menée et me mène toujours vers l’expérience intérieure, lieu de l’émergence du mouvement : le corps. Le corps sensible, le corps éprouvé comme lieu d’ancrage de l’expressivité. Ma danse s’est bien évidemment nourrie et épanouie à ce propos. Ma danse que je voudrais lieu de transmission de l’humain. »
SB
Nawal Raad

Nawal Raad

De la danse au quotidien...

Née au Liban, pays où j’ai grandi, la danse a grandi en moi. Petite fille, subjuguée par les danses égyptiennes et indiennes des cinémas égyptien et indien, mes yeux d’enfant devenaient tout grands devant la beauté des mouvements d’un corps qui dansait à l’écran.

Toute seule, devant le miroir, je reproduisais les danses imprégnées dans ma mémoire. Spontanément et très souvent, je me levais danser entre amies, en famille, autour d’un thé, dans les fêtes, les soirées et les mariages. C’est vers l’âge de onze ans que je suis montée pour la première fois sur scène pour danser en solo, vêtue d’une ghalabia, d’une ceinture à sequins, un bâton à la main, lors d’une fête organisée par le comité de mon village.
La danse m’était familière, elle faisait partie de mon quotidien, naturellement intégrée. Elle n’était pas cet art inaccessible réservé à des professionnels.

La danse orientale d’influence égyptienne était souvent présente dans nos moments festifs, sans oublier la DABKE, cette danse folklorique libanaise qui est à la portée de tous : hommes, femmes, enfants. Tout le monde se prenait par la main, et d’un seul pas, d’un seul écho, avec une même joie, la DABKE faisait revivre le passé dans le présent, la tradition dans l’actualité, et mettait la montagne au cœur de la ville.

C’est à Beyrouth que j’ai commencé en 1992 mes cours de danse orientale avec le chorégraphe Toni Ibrahim, et en 1996 travaillé la danse orientale moderne avec Natacha Antonello . Sans relâche et avec assiduité, cette fois-ci à Paris à partir de 2000, j’ai travaillé en profondeur avec Souraya Baghdadi au sein du CDO, la barre au sol avec Hassan Ben Gharbiya, et la dabké avec Mohammad Haidar. Ce travail a été enrichi avec la méthode holistique de Souraya Hilal et Marie El Fajr en 2007 (danse Cha’bi), et la découverte de la danse tzigane turque avec Béatrice Lavielle, la danse soufi contemporaine avec Ziya Azazi , et la danse japonaise Butô avec Juju Alishina et Atsushi Takenouchi.

A la danse sur scène…

C’est en 2001, à l’Unesco, pour la journée mondiale de la francophonie que ma participation se manifesta sur scène : avec Souraya Baghdadi, Mohammad Haidar, Hassan Ben Gharbiya, et d’autres danseuses , les danses orientales et la Dabké étaient au rendez-vous pour raconter l’épopée de Antar et Abla. D’autres spectacles ont eu lieu à Andrézieux -Bouthéon, à Saumur, à Rouen, à Béziers, à Dijon, à Genève, à Paris, à l’institut du monde arabe, dans le cadre de manifestations culturelles et festivals.

Une rencontre artistique avec Abaji , www.abaji.net , musicien-compositeur, est née en 2006. Abaji m’invita à danser au Divan du monde à Paris sur quelques morceaux de son CD Nomad Spirit , puis dans d’autres spectacles à Serris (en France), à Alger (capitale culturelle du monde arabe en juillet 2007), au festival d’été de Genève en juillet 2007, au musée du Quai Branly en janvier 2008, lors d’un master classe. Le 25 juin 2008, un duo musique-danse sera au rendez-vous à Givry en (Bourgogne), et d’autres projets encore sont à venir.

De la danse vécue au quotidien au Liban, à celle sur scène en France et ailleurs, mon parcours avec cet art est celui d’une exilée qui raconte sur scène des bribes d’histoires, quelques contes où je me raconte…

L’ART DE DANSER

On parle mieux de la danse en dansant qu’en publiant des explications. Un art aussi complet devrait se passer de commentaires. Chercher dans l’histoire de l’humanité et dans la nature les formes les plus belles et trouver le mouvement qui exprime la grâce de ces formes : tel est l’art de danser.
Danser, c’est créer avec son corps comme un poète crée avec ses mots.
Quand on danse, on se livre à la joie austère de cet art.

QU’EST-CE QUE LA DANSE ?

Définition ardue ! Posez cette question à plusieurs danseurs et danseuses, et vous obtiendrez plusieurs réponses différentes. Pour certains, il semble que ce soit des états particuliers de vie, transposés par l’esprit et exprimés par le corps. C’est se livrer à soi et se livrer à l’autre. C’est se donner corps et âme. C’est se donner entièrement et offrir son cœur pour toucher ou émouvoir celui des autres. Sans cela, la danse ne serait qu’une froide gymnastique, et le plus inutile des mouvements.

En dansant j’ai compris que la danse n’a que faire de tours de forces inutiles, qui la rabaissent aux performances sportives, mais elle a besoin d’un grand élan spirituel pour devenir la synthèse d’un langage artistique. On peut être troublé par une danse sans effort apparent, mais il ne faut pas oublier le langage expressif d’un geste, d’une attitude, d’une immobilité, d’un regard, d’un silence…

La danse est une première aspiration vers l’expression de soi, premier langage humain pour exprimer les émotions obscures, dire les joies indicibles, grandir la douleur.

LA DANSE ORIENTALE

La danse orientale peut tout exprimer par la combinaison très pure de ses mouvements qui s’articulent autour du concept des contrastes : fluidité-accents, contraction-relâchement, interiorité (des émotions) -externalité exubérance (des mouvements), isolation-globalité. La danse orientale sollicite les bras, le buste, les hanches, le ventre, les jambes, et aussi les organes internes du corps pour aller toucher au plus profond des viscères.

C’est une danse viscérale. Elle touche le noyau du corps, la partie centrale des émotions, qui se situe dans la zone abdominale. C’est à partir de cette zone que le corps se réveille, que les bras se déploient et se croisent, que le buste et les hanches effectuent des glissements latéraux et des mouvements circulaires, horizontaux et verticaux.
Se placer dans son corps va bien au-delà de l’aspect esthétique.
être dans son corps, c’est se l’approprier et poser sur lui un regard confiant.

LA DANSE…à ma manière

Tradition et modernité- diversité et langage multiple.
La danse sur scène et la musique vivante étaient pour moi un lieu d’improvisation.
Mon expression et mon interprétation viennent s’adapter à la musique.
Mon corps accompagne la musique qu’elle soit purement orientale, traditionnelle, ou d’autres horizons.
Je n’impose pas la danse orientale à chaque fois que je danse, mais je danse plutôt avec une expression orientale ornementée par des nuances d’autres formes dansées. Je ne fige pas la danse orientale dans son expression pure, mais je voyage à travers elle pour en visiter d’autres.

Pour moi, danser c’est danser la danse, danser le corps, danser la musique qu’on vit.
Intrinsèquement ancrée dans la danse orientale traditionnelle, je fais des détours en passant par des formes plus larges, modernes et contemporaines. Un voyage dans le passé, un autre dans le présent, et la danse devient atemporelle et multiple.
La danse n’est-elle pas une matière aussi vaste et diversifiée que le sont les mœurs et les hommes ? N’est-elle pas une manière d’ouvrir son corps à la diversité culturelle et aux langages multiples ?

La tradition est ma base, la diversité mon champ expérimental.

Mohamad Haïdar

Mohamad Haïdar

Artiste d’origine libanaise, Mohamad Haïdar, chorégraphe et musicien, s’installait à Paris en 1983 pour suivre une formation de danseur classique et contemporaine.

Il crée sa compagnie de danse et son premier spectacle « Le soleil ne se couchera jamais » en 1985.

En parallèle, il pratique et enseigne la danse traditionnelle libanaise et se produit sur diverses scènes parisiennes.

Pendant plusieurs années il poursuit en autodidacte l’apprentissage des instruments de musique orientale : le Oud en particulier (luth oriental), le Ney (flûte en roseau) et la Darbouka (percussions).
Il côtoie et travaille avec Nidaa Abou Mrad, Antoine Abyad et Fawzi Al Sayeb.

Aujourd’hui, en plus de ses activités artistiques il donne des cours de musique (oud – ney – darbouka) et se produit en tant que musicien luthiste.

Souraya Baghdadi

Souraya Baghdadi

Danseuse Chorégraphe

Danseuse Chorégraphe
« Je me suis toujours vécue comme un corps dansant, accompagné par sa propre petite musicalité intérieure. »

Née à Beyrouth de père libanais et de mère viennoise, j’ai grandi dans les villes du Sud, Tyr et Sidon.

A l’âge de trois ans, ma mère m’inscrit au cours de danse classique d’Annie Dabat à Beyrouth et je me sens attirée par « le besoin d’absolu » et la rigueur qui émanent de cette discipline. A l’adolescence j’ai retrouvé la puissance d’ancrage, la liberté et la joie de vivre de nos danses traditionnelles.Danser devenait un instantané de mon rapport à la vie, à l’immédiat! Durant les années de guerre, à partir de 1974, je m’initie à la scène avec la compagnie « Caracalla », dont le travail inspiré par Béjart et Martha Graham, allie expression identitaire et danse contemporaine. Je participe ainsi pendant dix ans à la création de quatre spectacles, qui donneront lieu à des tournées internationales. En parallèle je fais des études aux Beaux Arts de Kaslik. Il me faudra attendre l’exil à Paris en 1984, pour que l’urgence d’une recherche plus personnelle s’impose. Coupée désormais de mon milieu d’origine , je ressens le besoin de me réapproprier la gestuelle orientale, et de m’entourer d’artistes qui sont dans la même démarche de recherche. Ainsi naquit, en 1989, l’association du « Centre de Danses Orientales ». Enseignements, stages et ateliers chorégraphiques, ainsi que diverses créations de spectacles, seront les outils d’une investigation perspicace, curieuse et foisonnante de la forme et du legs traditionnel, avec toujours cette envie d’universalisme et de partage. En 1996, je reprends une formation en fasciathérapie, et des études en somato-psychopédagogie et art thérapie au collège international de la méthode Danis Bois. Cet enseignement m’inspire la création et la mise en pratique des outils du « Mouvement Oriental », dans le sens d’«ORIENTALITE CORPORELLE», faisant écho au mouvement subjectif (tel que décrit par Danis Bois), vecteur du sensible et du vivant.Donner du sens à la forme en retrouvant sa motivation première et remonter ainsi au projet initial ; c’est un voyage qui m’a menée et me mène toujours vers l’expérience intérieure, lieu de l’émergence du mouvement : le corps. Le corps sensible, le corps éprouvé comme lieu d’ancrage de l’expressivité. Ma danse s’est bien évidemment nourrie et épanouie à ce propos. Ma danse que je voudrais lieu de transmission de l’humain. »
SB
Nawal Raad

Nawal Raad

De la danse au quotidien...

Née au Liban, pays où j’ai grandi, la danse a grandi en moi. Petite fille, subjuguée par les danses égyptiennes et indiennes des cinémas égyptien et indien, mes yeux d’enfant devenaient tout grands devant la beauté des mouvements d’un corps qui dansait à l’écran.

Toute seule, devant le miroir, je reproduisais les danses imprégnées dans ma mémoire. Spontanément et très souvent, je me levais danser entre amies, en famille, autour d’un thé, dans les fêtes, les soirées et les mariages. C’est vers l’âge de onze ans que je suis montée pour la première fois sur scène pour danser en solo, vêtue d’une ghalabia, d’une ceinture à sequins, un bâton à la main, lors d’une fête organisée par le comité de mon village.
La danse m’était familière, elle faisait partie de mon quotidien, naturellement intégrée. Elle n’était pas cet art inaccessible réservé à des professionnels.

La danse orientale d’influence égyptienne était souvent présente dans nos moments festifs, sans oublier la DABKE, cette danse folklorique libanaise qui est à la portée de tous : hommes, femmes, enfants. Tout le monde se prenait par la main, et d’un seul pas, d’un seul écho, avec une même joie, la DABKE faisait revivre le passé dans le présent, la tradition dans l’actualité, et mettait la montagne au cœur de la ville.

C’est à Beyrouth que j’ai commencé en 1992 mes cours de danse orientale avec le chorégraphe Toni Ibrahim, et en 1996 travaillé la danse orientale moderne avec Natacha Antonello . Sans relâche et avec assiduité, cette fois-ci à Paris à partir de 2000, j’ai travaillé en profondeur avec Souraya Baghdadi au sein du CDO, la barre au sol avec Hassan Ben Gharbiya, et la dabké avec Mohammad Haidar. Ce travail a été enrichi avec la méthode holistique de Souraya Hilal et Marie El Fajr en 2007 (danse Cha’bi), et la découverte de la danse tzigane turque avec Béatrice Lavielle, la danse soufi contemporaine avec Ziya Azazi , et la danse japonaise Butô avec Juju Alishina et Atsushi Takenouchi.

A la danse sur scène…

C’est en 2001, à l’Unesco, pour la journée mondiale de la francophonie que ma participation se manifesta sur scène : avec Souraya Baghdadi, Mohammad Haidar, Hassan Ben Gharbiya, et d’autres danseuses , les danses orientales et la Dabké étaient au rendez-vous pour raconter l’épopée de Antar et Abla. D’autres spectacles ont eu lieu à Andrézieux -Bouthéon, à Saumur, à Rouen, à Béziers, à Dijon, à Genève, à Paris, à l’institut du monde arabe, dans le cadre de manifestations culturelles et festivals.

Une rencontre artistique avec Abaji , www.abaji.net , musicien-compositeur, est née en 2006. Abaji m’invita à danser au Divan du monde à Paris sur quelques morceaux de son CD Nomad Spirit , puis dans d’autres spectacles à Serris (en France), à Alger (capitale culturelle du monde arabe en juillet 2007), au festival d’été de Genève en juillet 2007, au musée du Quai Branly en janvier 2008, lors d’un master classe. Le 25 juin 2008, un duo musique-danse sera au rendez-vous à Givry en (Bourgogne), et d’autres projets encore sont à venir.

De la danse vécue au quotidien au Liban, à celle sur scène en France et ailleurs, mon parcours avec cet art est celui d’une exilée qui raconte sur scène des bribes d’histoires, quelques contes où je me raconte…

L’ART DE DANSER

On parle mieux de la danse en dansant qu’en publiant des explications. Un art aussi complet devrait se passer de commentaires. Chercher dans l’histoire de l’humanité et dans la nature les formes les plus belles et trouver le mouvement qui exprime la grâce de ces formes : tel est l’art de danser.
Danser, c’est créer avec son corps comme un poète crée avec ses mots.
Quand on danse, on se livre à la joie austère de cet art.

QU’EST-CE QUE LA DANSE ?

Définition ardue ! Posez cette question à plusieurs danseurs et danseuses, et vous obtiendrez plusieurs réponses différentes. Pour certains, il semble que ce soit des états particuliers de vie, transposés par l’esprit et exprimés par le corps. C’est se livrer à soi et se livrer à l’autre. C’est se donner corps et âme. C’est se donner entièrement et offrir son cœur pour toucher ou émouvoir celui des autres. Sans cela, la danse ne serait qu’une froide gymnastique, et le plus inutile des mouvements.

En dansant j’ai compris que la danse n’a que faire de tours de forces inutiles, qui la rabaissent aux performances sportives, mais elle a besoin d’un grand élan spirituel pour devenir la synthèse d’un langage artistique. On peut être troublé par une danse sans effort apparent, mais il ne faut pas oublier le langage expressif d’un geste, d’une attitude, d’une immobilité, d’un regard, d’un silence…

La danse est une première aspiration vers l’expression de soi, premier langage humain pour exprimer les émotions obscures, dire les joies indicibles, grandir la douleur.

LA DANSE ORIENTALE

La danse orientale peut tout exprimer par la combinaison très pure de ses mouvements qui s’articulent autour du concept des contrastes : fluidité-accents, contraction-relâchement, interiorité (des émotions) -externalité exubérance (des mouvements), isolation-globalité. La danse orientale sollicite les bras, le buste, les hanches, le ventre, les jambes, et aussi les organes internes du corps pour aller toucher au plus profond des viscères.

C’est une danse viscérale. Elle touche le noyau du corps, la partie centrale des émotions, qui se situe dans la zone abdominale. C’est à partir de cette zone que le corps se réveille, que les bras se déploient et se croisent, que le buste et les hanches effectuent des glissements latéraux et des mouvements circulaires, horizontaux et verticaux.
Se placer dans son corps va bien au-delà de l’aspect esthétique.
être dans son corps, c’est se l’approprier et poser sur lui un regard confiant.

LA DANSE…à ma manière

Tradition et modernité- diversité et langage multiple.
La danse sur scène et la musique vivante étaient pour moi un lieu d’improvisation.
Mon expression et mon interprétation viennent s’adapter à la musique.
Mon corps accompagne la musique qu’elle soit purement orientale, traditionnelle, ou d’autres horizons.
Je n’impose pas la danse orientale à chaque fois que je danse, mais je danse plutôt avec une expression orientale ornementée par des nuances d’autres formes dansées. Je ne fige pas la danse orientale dans son expression pure, mais je voyage à travers elle pour en visiter d’autres.

Pour moi, danser c’est danser la danse, danser le corps, danser la musique qu’on vit.
Intrinsèquement ancrée dans la danse orientale traditionnelle, je fais des détours en passant par des formes plus larges, modernes et contemporaines. Un voyage dans le passé, un autre dans le présent, et la danse devient atemporelle et multiple.
La danse n’est-elle pas une matière aussi vaste et diversifiée que le sont les mœurs et les hommes ? N’est-elle pas une manière d’ouvrir son corps à la diversité culturelle et aux langages multiples ?

La tradition est ma base, la diversité mon champ expérimental.

Mohamad Haïdar

Mohamad Haïdar

Artiste d’origine libanaise, Mohamad Haïdar, chorégraphe et musicien, s’installait à Paris en 1983 pour suivre une formation de danseur classique et contemporaine.

Il crée sa compagnie de danse et son premier spectacle « Le soleil ne se couchera jamais » en 1985.

En parallèle, il pratique et enseigne la danse traditionnelle libanaise et se produit sur diverses scènes parisiennes.

Pendant plusieurs années il poursuit en autodidacte l’apprentissage des instruments de musique orientale : le Oud en particulier (luth oriental), le Ney (flûte en roseau) et la Darbouka (percussions).
Il côtoie et travaille avec Nidaa Abou Mrad, Antoine Abyad et Fawzi Al Sayeb.

Aujourd’hui, en plus de ses activités artistiques il donne des cours de musique (oud – ney – darbouka) et se produit en tant que musicien luthiste.

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